L’impact de l’introduction du vaccin conjugué antipneumococcique

Le Gouvernement Gambien, par le Ministère de la Sante et de l’action social et l’unité du Conseil de la Recherche Médicale (MRC) de la Gambie ont travaillé ensemble afin de déterminer l’impact de l’introduction du vaccin conjugué antipneumococcique(PCV) sur la pneumonie sévère  à pneumocoque, la septicémie et la méningite. Le rapport publié la semaine dernière dans le Lancet Infectious Disease est la première publication concernant l’impact du PCV dans un pays à faible revenu.

La publication est une partie du Projet de Surveillance du Pneumocoque (PSP) basé à l’unité du MRC en Gambie. Le projet est financé par le Plan de Développement et d’Introduction accélères des Vaccins Antipneumococciques (PNEUMOADIP) de l’Alliance Mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), la Fondation Bill & Melinda Gates et le Conseil de la Recherche Médicale (MRC) du Royaume-Uni.

Le Project a été dirigé par le Principal Investigateur  Dr Grant Mackenzie, et a été mené sur une période de huit ans à Basse, zone rurale située à l’Est du pays. Le projet a été réalisé en collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’action sociale de la Gambie, le conseil de la Recherche Médicale (MRC) du Royaume-Uni; La London School of Hygiene and Tropical Medecine (LSHTM); l’Université d’Otago; le Centre International d’Accès aux Vaccins(IVAC) de l’Université Johns Hopkins; l’Institut de Recherche pour Enfants de Murdoch à Melbourne; et le Programme de Technologie Appropriée en Santé (PATH) à Seattle.

Le but du  PSP est de déterminer l’impact du PCV administré dans le Programme élargi de vaccination (PEV) en Gambie. Les données recueillies  faciliteront  ainsi l’introduction et le maintien du PCV dans d’autres pays africains.

PCV-Infographic_web_frL’étude d’impact du vaccin antipneumococcique sur 14.650 patients a montré que    l’usage du PCV dans le PEV en Gambie a réduit de 55% la pneumonie sévère à pneumocoque, la septicémie et la méningite chez les enfants. L’étude montre l’impact réel du PCV sur la vie dans un pays en développement. La réduction du taux des maladies pneumococciques va sauver des vies et réduire considérablement le fardeau économique sur le système de santé et les ménages.

Même si les résultats sont rassurants,  un plaidoyer reste à faire pour que le PCV soit disponible dans les pays à faible revenu qui ne l’ont pas encore introduit. Les résultats du PSP devraient rassurer les pays en développement qui dépensent leur argent sur le PCV qu’une bonne couverture vaccinale permet de réduire considérablement le taux des maladies pneumococciques

Selon  Dr Grant Mackenzie, le principal investigateur du PSP, “Nous parlons de maladies très graves, en Gambie  1 enfant sur 7 meurt en cas d’atteinte  de pneumonie sévère à pneumocoque, de septicémie ou de méningite. Le département du PEV en Gambie devrait être très heureux que son investissement dans le programme du PCV ait réduit de 55% le nombre d’enfants atteints de ces maladies. Puisque le projet sur l’impact du vaccin à Basse a été intégré en routine dans le PEV, d’autres pays à faible revenu qui utilisent le PCV avec une couverture vaccinale raisonnable pourraient s’attendre à un impact considérable sur les maladies à pneumocoques “.

Dr Grant Mackenzie a présenté les résultats du PSP à Genève au département de PEV de l’OMS et l’Alliance Mondiale pour les Vaccins et la Vaccination (GAVI) le lundi 8 Février 2016.

Remerciements à: La communauté de Basse, l’équipe du PSP, Ministère de la Santé et de l’action sociale, et tous les partenaires.Trouver plus de détails sur le site Web des maladies infectieuses du Lancet: http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(16)00054-2/abstract